Lois de Shavouot

Alon N': סיון פו Paracha שבועות

Depuis Rosh Hodesh Sivan

Étude des lois de Chavouot

Il est expliqué par le Gaon de Vilna que l’obligation « d’étudier et de questionner » sur les lois de la fête de Chavouot (Shoalim VeDorshim) démarre à Rosh Hodesh Sivan.

                 (Voir Mishna Beroura סימן תכט סעיף קטן א)


Lecture des Supplications (Tahanoun)

On ne dira pas les Supplications depuis Rosh Hodesh Sivan jusqu’à la sortie de la fête de Chavouot et certains ont la coutume de ne pas les dire jusqu’au 12 du mois de Sivan inclus
 (סי' קלא ס"ז, ובסי' תצד ס"ג).

  • Coiffure la veille de Chavouot (selon le Ari Zal)

Les personnes qui suivent la coutume du Ari Zalne doivent pas se couper les cheveux ni se raser jusqu’au 49e jour du Omer. En cas de besoin, il sera permis de le faire depuis le 48e jour du Omer et même depuis la veille au soir du 48e jour.


Erouv Tavshilin

  • Cette année où la fête de Chavouot tombe jeudi soir/vendredi, il ne faut pas oublier de préparer un Erouv Tavshilin le jeudi avant l’entrée de la fête. Même celui qui ne compte effectuer aucun travail pendant Yom Tov pour Chabbat devra préparer un Erouv Tavshilin afin qu’il puisse allumer les bougies de Chabbat pendant la fête. La signification et les lois du Erouv Tavshilin seront expliquées plus bas dans ce feuillet.
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  • Se tremper au Mikvé la veille de fête
  • Après ‘Hatsot (milieu de journée – voir calendrier), les hommes devront se tremper dans un Mikvé en l’honneur de la fête. Il est possible d’avancer l’heure du Mikvé d’une heure avant ‘Hatsot. (Siman 571.22 et Siman 128.165)
  • Les personnes qui rencontrent des difficultés pour aller au Mikvé peuvent s’appuyer sur une mesure appelée « 9 Kabim ». Le principe est de se doucher en laissant couler l’eau au-dessus de soi en versant une quantité de 9 Kabim d’eau.
  • La quantité de 9 Kabim selon l’opinion la plus stricte est de 23 litres, ce qui représente environ 5 minutes sous sa douche.
  • L’idéal est que le pommeau de la douche soit fixé à son support mais, si cela n’est pas possible alors il sera permis de le garder en main. Il n’est pas nécessaire de verser de l’eau sur tout le corps mais uniquement sur la majorité du corps.
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  • Veille de Yom Tov
  • Les lois de lavage/coiffure et de nourriture la veille de Yom Tov sont les mêmes que celles de la veille de Chabbat et non comme celles de la veille de Pessa’h (בה"ל סי' תקכט).

Lois de Temimot et d’ajout à la fête

Même à Chavouot, il y a une Mitsva de rajouter du temps à la fête en faisant entrer la fête plus tôt que le coucher du soleil (Tosefet Yom Tov). Cela ne contredit pas la loi de Temimot, que nous expliquerons plus loin, car le rajout de temps à la fête ne déracine pas le jour précédent. (Voir Emek Davar et Meshe’h ‘Ho’hma sur Vayikra 23)

Lois concernant l'Erouv Tavshilin
(Siman 527)

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  • Introduction : Le Erouv Tavshilin permet de cuisiner et de préparer de la nourriture pendant la fête de Yom Tov (les jours fériés de fête juive) pour le Chabbat qui est juxtaposé à la fête.
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    En effet, selon la Halakha, il est interdit de préparer de la nourriture pendant les jours de fête pour les jours suivants, y compris le Chabbat.
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  • Cette année 5786, à la fois en Israël et en dehors d’Israël, pour préparer Chabbat, il faudra donc préparer un Erouv Tavshilin le jeudi avant l’entrée de la fête afin de pouvoir préparer Chabbat le vendredi.
  • Cette action consiste généralement à prendre deux aliments, l’un cuit au four et l’un cuit sur le feu comme une tranche de pain et un œuf, et à lire la formule du Erouv Tavshilin qui va les "réserver" pour le Chabbat.
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  • Le Erouv Tavshilin est valable uniquement afin de pouvoir faire des préparations de Yom Tov à Chabbat. Toutefois, faire une préparation quelconque du premier jour de Yom Tov pour le deuxième jour, ou du premier jour pour le Chabbat est interdit. Ce passage ne nous concerne pas cette année puisque le deuxième jour de Yom Tov en dehors d’Israël tombe Chabbat lui-même.
  • Il faut s'efforcer de cuisiner le vendredi alors que la journée est encore longue, de sorte que l’on puisse encore profiter de ces préparatifs pendant Yom Tov., et il semblerait que les autres préparations autorisées à faire pendant Yom Tov pour le Chabbat, comme mentionné ci-dessous, doivent également être faites tant que le jour est encore long (בה"ל ד"ה ע"י עירוב)
  • En cas de force majeure, il est possible de cuisiner proche du coucher du soleil (Chekiya).
  • Il faut préparer l'Erouv le jeudi, veille Yom Tov [avant d’avoir allumé les bougies de Yom Tov] et il semblerait qu’il soit aussi permis de le préparer le mercredi soir.
  • A priori, le Erouv Tavshilin doit être fait avec un œuf [et certains le font avec un morceau important de viande ou de poisson].
  • Celui qui ne cuit pas au four pendant Yom Tov pour Chabbat, pourra se suffire de faire un Erouv sur un plat cuisiné, c'est-à-dire un œuf comme mentionné ci-dessus, et de réciter la formule du Erouv. [mais nombreux ont la coutume, dans tous les cas, de faire cela sur du pain]
  • Celui qui cuit au four doit également faire le Erouv avec un Kazayit de pain [équivalent du volume d’une boite d’allumettes], et idéalement, avec un volume de Kabetsa de pain [équivalent du volume de deux boites d’allumettes], et il est préférable de le faire avec un pain entier pour la beauté de la Mitsva.
  • Idéalement, a priori, l'œuf doit être cuit spécialement pour le Erouv.
  • Celui qui ne cuisine pas et n’effectue aucun travail pendant Yom Tov pour Chabbat doit quand même faire un Erouv Tavshilin pour pouvoir allumer les bougies de Chabbat, mais il ne fera pas de bénédiction.
  • Pour pouvoir faire la bénédiction sur l'Erouv Tavshilin, il faut avoir l’intention d’effectuer un travail (dans le sens des 39 travaux interdits le Chabbat) certain pendant Yom Tov, et même si c’est un travail uniquement interdit par les Sages et non pas par la Torah cela suffit.
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  • Dans les cas suivants où l’on effectuera un travail certain, il faudra faire un Erouv Tavshilin avec bénédiction :
  • a. Si l'on place une casserole contenant de la nourriture non cuite et qui va cuire pendant Yom Tov pour Chabbat sur un feu découvert ou couvert, ou sur une plaque électrique.
  • b.           Celui qui place une casserole contenant de l'eau qui n’a jamais été bouillie sur un feu découvert ou couvert, ou sur une plaque électrique.
  • c.           Celui qui réchauffe des aliments cuits sur un feu découvert ou sur une plaque de métal (appelée 'Belakh') [mais pas sur une plaque électrique].
  • d.           Préparation de thé dans un récipient dans lequel a bouilli/chauffé l’eau (Keli Rishon).
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  • Dans les cas suivants, il faut faire un Erouv Tavshilin sans bénédiction -
  • a.           Pour allumer les bougies.
  • b.           Celui qui réchauffe des aliments cuits sur une plaque électrique - que ce soit sec ou humide - même s'ils se sont refroidis.
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  • Qui peut profiter du Erouv ?
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  • Le Erouv est valable pour soi-même et pour les membres de son foyer, et il n’est pas nécessaire de faire acquérir le Erouv à qui que ce soit, ni aux membres du foyer ni à d’autres, mais il faut uniquement dire la bénédiction et lire la formule du Erouv « Bédin, yéhé… ». Toutefois, le grand Rav de la ville qui fait un Erouv pour l’ensemble des habitants de la ville, ainsi qu’une personne qui invite et qui veut en faire profiter ses invités, doit leur faire acquérir via une tierce personne comme nous le verrons.
  • Celui qui est invité pour Chabbat [incluant un couple marié qui passe les fêtes chez les parents] a plusieurs options :
  • a.    soit il fera lui-même un Erouv Tavshilin depuis la veille de Yom Tov mais sans bénédiction [car il y a des arguments pour dire qu’il est acquitté avec le Erouv de son hôte]
  • b.    soit l'hôte lui fait bénéficier de l'Erouv Tavshilin par l’intermédiaire d’une personne tierce [il fera cela avant de poser le Erouv et de faire la bénédiction dessus], c’est-à-dire qu’il faudra que cette personne tierce le soulève d’au moins une distance d’un Tefah (10 cm environ). [a priori, il faudra faire cela par l’intermédiaire d’une personne tierce qui ne fait pas partie de son foyer, par exemple avec un voisin. Et en cas de force majeure, il est possible de le faire aussi par l’intermédiaire de sa femme ou des membres de son foyer].
  • c.    s'il arrive chez son hôte avant l'entrée de la fête, il lèvera lui-même le Erouv de son hôte [il devra faire cela avant que l’hôte ait placé son Erouv] et s’en fera associé, et ce n’est qu’ensuite que l'hôte récitera la formule du Erouv sur les aliments du Erouv.
  • Celui qui passe les fêtes dans un hôtel sera acquitté par le Erouv Tavshilin que fera le Mashgiah de l’hôtel en le faisant acquérir, comme expliqué, pour l’ensemble des résidents de l’hôtel.
  • Un étudiant en Yeshiva qui passe les fêtes à la Yeshiva sera acquitté par le Erouv Tavshilin de la direction de la Yeshiva qui fera acquérir le Erouv Tavshilin pour l’ensemble des personnes présentes à la Yeshiva. (Et même s’ils n’y ont pas pensé, la loi est que cela suffit).
  • Idéalement, il faut veiller à ce que le Erouv Tavshilin se trouve dans le domaine (dans le sens des domaines de Chabbat) où l’on sera pendant la fête, et donc, si l’on voyage en dehors de sa ville, on doit faire le Erouv Tavshilin là où l’on sera pendant la fête, ou l’emporter avec soi.
  1. Le Erouv doit être maintenu en l’état jusqu'à ce que l'on ait terminé d’effectuer les travaux pour Chabbat et que l’on ait allumé les bougies de Chabbat.
  2. Idéalement, a priori, il faut manger le Erouv pendant Chabbat [et pas avant]. Celui qui, en général, fait la bénédiction sur le repas de Chabbat sur deux pains et rompt les deux pains, devra manger le Erouv le vendredi soir, mais celui qui ne rompt qu’un seul pain devra utiliser le pain du Erouv comme second pain qu’il ne coupera pas ce soir-là et fera de même pour le repas du matin, et il le mangera lors du troisième repas (Seouda Chlichit).
  3.  
  4. Préparer (en enroulant) un Sefer Torah et plier un Talit pendant Yom Tov pour Chabbat
  5.  
  6. Il y a trois opinions sur la question : certains disent qu'il est permis de le faire pendant Yom Tov pour Chabbat, même sans Erouv Tavshilin. D'autres disent qu'il est permis seulement si l'on a fait un Erouv Tavshilin. Et certains disent que même si l'on a fait un Erouv Tavshilin, il est interdit de le préparer du Yom Tov pour Chabbat, car le Erouv Tavshilin n'autorise que les besoins du repas (משנ"ב סי' שב ס"ק יז, סי' תרסז ס"ק ה, סי' תקכח ס"ק ג).

  7. En pratique, bien que la loi stricte permette de se montrer indulgent à cet égard au moins quand on a fait un Erouv Tavshilin, il est préférable d'être strict et de ne pas préparer un Sefer Torah pendant Yom Tov pour Chabbat, et de ne pas faire d’autres préparations qui ne sont pas liées à l’alimentation pendant Yom Tov pour Chabbat, à moins qu’on les utilise pendant Yom Tov lui-même. De même, concernant l’acte de dérouler un Sefer Torah pendant Yom Tov, si l'on lit à l'endroit où l’on devra lire Chabbat - cela est permis.
  8.  
  9. Ranger la maison pendant Yom Tov pour Chabbat
  10.  
  11. Si l'on a fait un Erouv Tavshilin, il est permis en principe de ranger la maison tant qu'il y a encore du temps pour en profiter pendant Yom Tov (comme mentionné plus haut.).  Toutefois, il est préférable de ranger la maison quand la journée est encore longue, afin qu'il ne soit pas évident que l'on fasse cela en l'honneur de Chabbat
  12. (ע"פ הנ"ל סע' קטז, וע"ע משנ"ב סי' תקג ס"ק א ושעה"צ ס"ק ב).

  13. Laver la vaisselle pendant Yom Tov pour Chabbat

  14. Les décisionnaires sont partagés sur la question de savoir si le lavage de la vaisselle pendant Yom Tov pour Chabbat est permis uniquement pour ceux qui ont fait un Erouv Tavshilin, ou également pour ceux qui ne l'ont pas fait. Il est approprié (comme mentionné ci-dessus) de laver la vaisselle tant qu'il y a encore du temps pour en profiter pendant Yom Tov (שו"ע הרב סי' תקג סע' ג נקט שהדחת כלים נחשבת צרכי סעודה אך בשו"ת אבני מילואים סי' י נקט שלא הוי צרכי סעודה, ולדעה שסוברת שעירוב תבשילין מתיר רק צרכי סעודה וכנ"ל סע' קטז, א"כ אסור לרחוץ כלים כלל מיו"ט לשבת. אך כתב שהעולם נהגו בזה היתר).
  15.  
  16. Sortir des aliments du congélateur pour Chabbat
  17.  
  18. Il est permis, pendant Yom Tov, de sortir des aliments cuits du congélateur pour les besoins de Chabbat, et les décisionnaires sont divisés pour savoir si c’est uniquement pour ceux qui ont préparé un Erouv Tavshilin, comme expliqué. Et il est bon de sortir les aliments pour qu’il y ait assez de temps pour en profiter pour Yom Tov même (comme mentionné plus haut).
  19.  
  20. Allumage des Bougies de Yom Tov
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Allumage d’une bougie Ner Neshama pour Yizkor

La coutume chez les Ashkénazes, pour celui qui a perdu au moins l’un de ses parents, est d’allumer un Ner Neshama la veille de Yom Tov. Si cela n’a pas été fait à ce moment-là, il sera possible de l’allumer à partir d’une flamme déjà allumée à l’endroit où s’effectuera le repas de la fête afin de profiter de sa lumière ou encore mieux, si c’est possible, de l’allumer à la synagogue. En cas de difficulté, il est possible qu’il soit permis de l’allumer à n’importe quel endroit puisque c’est, en quelque sorte, une bougie de Mitsva et qu’elle est allumée à la mémoire de ses aïeux. (בה"ל סי' תקיד ס"ה).

Moment de l’allumage des bougies de la fête et moment de sa bénédiction.

  • Il faut allumer les bougies la veille de Yom Tov. Certaines ont la coutume de les allumer juste avant l’entrée de la fête et d’autres de les allumer juste avant le repas de la fête à partir d’une flamme déjà allumée avant la fête. Celle qui n’a pas de coutume allumera juste avant l’entrée de la fête et en particulier d’autant que nous utilisons l’électricité de nos jours(et cela ne contredit pas la loi de Temimot, comme nous l’expliquerons).

Les décisionnaires sont divisés pour savoir si ceux qui allument les bougies, chaque Chabbat, avant de faire la bénédiction devront également procéder de cette manière à Yom Tov afin de ne pas faire de différence entre Chabbat et Yom Tov ou s’il faut commencer par la bénédiction de Yom Tov, avant de procéder à l’allumage. Il semble que la Halakha soit qu’il faille faire la bénédiction avant l’allumage (משנ"ב סי' רסג ס"ק כז) en veillant à ne pas éteindre l’allumette mais en la posant quelque part (dans un verre par exemple) pour qu’elle s’éteigne d’elle-même.


  • Bénédiction de Chéhé’héyanou pendant l’allumage des bougies
  • Il y a des femmes qui ont l'habitude de dire la bénédiction "Chéhé’héyanou" au moment d'allumer les bougies, et d’autres qui ont l'habitude d'entendre [ou de dire, si elles font le Kiddouch elles-mêmes] "Chéhé’héyanou" lors de la récitation du Kiddouch. Celle qui n'a pas de coutume spécifique écoutera ou dira "Chéhé’héyanou" au moment du Kiddouch.
  • Celles qui ont l'habitude de dire la bénédiction "Chéhé’héyanou" au moment où elles allument les bougies, quand arrivera le moment de la récitation du Kiddouch, si elles le récitent elles-mêmes, elles ne devront pas dire "Chéhé’héyanou" une nouvelle fois.
    Cependant, si elles écoutent le Kiddouch de leur mari ou d'autres personnes, il y a un doute sur le fait qu'elles puissent répondre "Amen" après la bénédiction de "Chéhé’héyanou" et boire du vin de la coupe. La raison du doute est de savoir si, ayant déjà accompli leur obligation de "Chéhé’héyanou", répondre "Amen" est considéré comme une interruption et elles devront dire à nouveau une bénédiction sur le vin du verre, comme le veut la loi pour ceux qui s’interrompent entre la bénédiction du Kiddouch et le moment où le vin est consommé, ou si cela n'est pas considéré comme une interruption. En pratique, il semble qu'elles devront répondre "Amen" et que cela ne soit pas considéré comme une interruption.
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Allumage des bougies en le lieu où l’on mange ou l’on dort.

Celle qui mange dans une maison et dort dans une autre doit idéalement allumer les bougies à l'endroit où elle mange. Et même si, selon la Halakha, on peut, en général, faire la bénédiction sur les bougies à l'endroit où l'on dort (dans le cas où l’on ne peut pas allumer à l’endroit où l’on mange), comme aujourd'hui on utilise l'éclairage électrique, a priori, on ne doit pas faire de bénédiction sur les bougies à l'endroit où l'on dort, car on ne fait pas de bénédiction sur de la lumière supplémentaire lorsque l'allumage est seulement pour le Chalom Bait[1].

Et en particulier lors de l'allumage des bougies de Yom Tov - il y a lieu de juger si la Mitsva d'allumage existe lorsque l'on allume dans un autre endroit que celui où l'on mange. Mais en pratique, il semble qu'il soit possible de faire la bénédiction de l'allumage pour le Chalom Bait seulement [c'est-à-dire, à l'endroit où l'on dort].

Par conséquent, en cas de nécessité, si l’on ne peut pas allumer à l’endroit où l’on mange, il est possible d'être indulgent et de faire la bénédiction à l'endroit où l'on dort. Il est toutefois préférable de manger à cet endroit un Kazayit (volume d’une petite boîte d’allumettes) de Mezonot et similaire [ou que l’on utilise l’endroit pour préparer l’un des besoins du repas comme préparer la nourriture], et il est également préférable d’assombrir complètement la pièce avant l'allumage [y compris en éteignant les lumières électriques et en fermant les volets], puis on allumera  l'électricité, et sans s’interrompre par la parole, on allumera les bougies et on fera la bénédiction. Grâce à cette méthode, la bénédiction prononcée s'appliquera à la fois à l'allumage des bougies et à l'éclairage électrique.

Et celle qui allume les bougies lors de Yom Tov même et ne peut donc pas éteindre l'électricité, devra, de préférence, régler une minuterie de Chabbat pour éteindre l'électricité au moment de l'allumage [ou pendant un autre moment où les bougies sont allumées et utilisées, et cela, même pour une courte période].             

  • Celui qui aura longuement dormi dans son lit (au moins 30mn avec ses vêtements de nuit) la veille de Chavouot, devra penser lors de la prière Ahavat Olam de Arvit de la fête de s’acquitter en même temps des Birkot Hatorah (bénédictions de la Torah) et il étudiera un peu après la prière.
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Nuit d’étude de Chavouot

  • Questions/Réponses sur la veillée de Chavouot
  1. Que vaut-il mieux étudier la nuit de Chavouot ? le Tikoun ou de la Guemara ?
  2. Les avis des décisionnaires divergent à ce sujet et chacun, selon ce qu’il fera, aura sur qui s’appuyer (selon Hok Yaakov 494.1)
  3. Si un homme veut étudier uniquement la moitié de la nuit de Chavouot, vaut-il mieux qu’il étudie la première partie de la nuit ou la seconde ?
  4. Il vaut mieux qu’il étudie durant la seconde partie de la nuit jusqu’à l’aube et qu’il dorme la première partie.
  5. Si un homme, dans le cas où il aura étudié toute la nuit, en venait à s’assoupir au milieu de la prière ou n’arrivait pas à rester concentré, a-t-il l’obligation de rester réveillé ?
  6. Il dormira un peu la nuit afin de pouvoir prier comme il se doit (Pele Yoetz Maamar Atzeret et Siddur Yaavetz dans le Seder de la fête de Chavouot).

  7. Prière sur la boisson que l’on boit durant une longue période
  1. En ce qui concerne la loi de la bénédiction initiale et finale, pour celui qui a l'habitude de boire peu à peu sur de longues périodes, il faut distinguer deux possibilités :
  2. Si l’on boit à chaque fois un Reviyit complet d’un coup (soit 86ml soit 150ml selon les opinions) : on doit dire une bénédiction avant chaque consommation de boisson et une bénédiction finale juste après. Cependant, si l’on sait que l’on boira à nouveau dans le "délai de digestion", on ne devra pas dire la bénédiction finale après la première consommation, et l’on pourra boire plusieurs autre fois sans bénédiction préalable tant que l’on ne dépasse pas le « délai de digestion » entre chaque boisson. [Le délai de digestion pour une boisson n'est pas clair, et selon la Halakha, il semble qu'il soit d'environ une heure].
  3. Si l’on boit un peu moins d'un Reviyit à la fois (ce qui entraine que l’on ne peut pas faire de bénédiction finale) ou si l’on boit une boisson chaude (dont la coutume est de ne pas dire non plus de bénédiction finale (משנ"ב סי' רי)) : la coutume  est de ne pas faire de bénédiction avant chaque prise de boisson (עי' מ"ב קפד ס"ק יז)  , mais de dire une bénédiction au début de la soirée qui couvrira tout le temps où l’on restera au même endroit tant que l’on aura l'intention de boire davantage [2] [toutefois, si l’on est sorti de l’immeuble où l’on se trouve, il faudra refaire la première bénédiction à cause du changement de lieu. De même, si l’on ne comptait plus boire, il faudra refaire la première bénédiction]  .
  4.  

Prière du matin - Cha’harit

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  • Manger peu de temps avant la prière
  • Comme pendant toute l’année, à l’approche du lever du jour (Alot Hasha’har), c’est-à-dire dans la demi-heure qui le précède, il est interdit de commencer à manger du pain ou tout aliment dont la bénédiction est Mezonot, plus que Kabetza (volume de 2 boîtes d’allumettes) [et si l’on nomme un « gardien » qui nous rappellera de faire la prière, il est permis de le faire jusqu’au lever du jour (Alot Hasha’har)]. Il est permis de manger les autres types d’aliments jusqu’au lever du jour [et même celui qui a commencé à manger de ces aliments avant le lever du jour devra s’arrêter avant le lever du jour]. Pour le calcul du lever du jour, voir ci-dessous dans la section concernant Netilat Yadayim au lever du jour.
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  • En ce qui concerne le moment de la récitation des bénédictions pour les Sépharades – certains ont l’usage, selon la Kabbale, de faire toutes les bénédictions [à l’exception de "Al Netilat Yadayim" et des bénédictions de la Torah] à minuit. Ensuite, à l’aube, ils se laveront les mains sans faire de bénédiction et réciteront les bénédictions de la Torah. D'autres ont l’usage de réciter toutes ces bénédictions avant la prière.
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  • Bénédictions du matin pour celui qui est resté réveillé toute la nuit
  • Lorsque l’on reste réveillé toute la nuit, la coutume des Sépharades est de dire toutes les bénédictions sauf Netilat Yadayim comme nous le verrons ci-dessous (שו"ע סי' ד סי"ג).
  • Les Ashkénazes ne diront pas « Elokay Neshama » et « Hamaavir Shena » (מ"ב סי' מו ס"ק כד בשם הא"ר) ni les bénédictions de la Torah (סי' מז ס"ק כח)[3].
  • Bénédiction de Netilat Yadayim :  Si l’on va aux toilettes avant la prière (en s’essuyant après avoir fait ses gros besoins ou après avoir touché son organe après avoir fait ses petits besoins), la coutume des Ashkénazes est de faire la bénédiction de Netilat Yadayim et d’Asher Yatzar (מ"ב שם ס"ק ל) après avoir fait la dernière ablution des mains avant la prière du matin.
  • Les Sépharades ne feront pas du tout la bénédiction de Netilat Yadayim dans tous les cas
     (פשטות השו"ע שם).
  • En conséquence, il est possible d’être acquitté de toutes les bénédictions en ayant un Sépharade et un Ashkénaze l’un à côté de l’autre. Le Sépharade dira l’ensemble des bénédictions en pensant à acquitter l’Ashkénaze (במ"ב סי' מו ס"ק כד בשם השע"ת כתב שיצא יד"ח מאחר) et l’Ashkénaze acquittera le Sépharade en faisant la bénédiction de Netilat Yadayim[4].
    Autres bénédictions : tout le monde peut les faire comme d’habitude.
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  • Bénédictions sur le Talit Katan
  • Celui qui a passé toute la nuit avec son Talit Katan et ne met pas de Talit Gadol pendant la prière (comme les célibataires ashkénazes) devra s’acquitter de la bénédiction du Talit Gadol de quelqu’un d’autre (en secouant ses tzitziotes après l’avoir entendue) ou changera de Talit Katan et fera une bénédiction sur celui qu’il mettra.
  •  
  • Étude après le lever du jour et avant d’avoir fait les bénédictions de la Torah.
  • Il convient de trancher si immédiatement après le lever du jour (Alot Hasha’har), il faut faire les bénédictions de la Torah et sans quoi on ne pourra plus étudier ou pas. Il semblerait que pour un Ashkénaze, il soit permis de continuer d’étudier jusqu’à ce que quelqu’un nous rende quitte (soit parce qu’il aura dormi dans la nuit soit parce qu’il est Sépharade), ou en attendant de dire la Bénédiction Ahava Raba pendant sa Tefila, car il n’y a pas d’interdiction d’étudier sans avoir dit les bénédictions de la Torah mais il y a une obligation de faire la bénédiction avant d’étudier et puisqu’il n’est plus possible de la faire, il est toutefois possible d’étudier la Torah.
  •  Toutefois, un Sépharade devra dire les bénédictions de la Torah immédiatement après le lever du jour (Alot Hasha’har). Le temps du lever du jour dont nous parlons est 72 minutes avant le Netz et non pas 90 minutes.
  •  
  • Netilat Yadayim au lever du jour
  • Il faudra Netilat Yadayim au lever du jour (Alot Hasha’har). Il faut se lever de sa place immédiatement quand ce moment arrive mais beaucoup sont indulgents à ce sujet
     (עי' שו"ע סי' ד' סע' ד).
  •  Le temps du lever du jour dont nous parlons est 72 minutes avant le Netz et non pas 90 minutes.
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  • Lecture de la Méguila de Ruth
  • Une personne qui n’a pas écouté la Méguila de Ruth [par exemple, parce qu’elle s’est endormie], n’a pas besoin d’aller l’écouter ailleurs, car il s’agit d’une obligation communautaire (הגהת הגהות פעולת שכיר על מעשה רב, אות קעה. Et concernant la coutume elle-même et les détails des lois, voir la note[5]).
  • Lecture de la Torah pendant Chavouot
  • On doit lire les dix commandements avec les signes de cantillations supérieurs (placés sur les lettres)
    (בה"ל סי' תצד, ועי' חזקוני פרשת יתרו).
  • Certains ont la coutume de se lever au moment de la lecture des dix commandements et d’autres ont la coutume de rester assis. Il faudra suivre la coutume de l’endroit où l’on prie. S’il n’y a pas de coutume, il ne faudra pas se lever.
  •  (עי' סי' קמו ס"ד, שו"ת הרמב"ם סי' רסג, שערי אפרים שער ז אות לז)
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Kiddouch après la prière et repas de fête

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  • Manger un volume de Kazayit de Mezonot lors du Kiddouch du matin
  • Ceux qui sont restés réveillés toute la nuit de Chavouot et font Kiddouch après la prière devront veiller, afin de respecter la règle de Kiddouch à l’endroit d’une Seouda, à manger un volume de Kazayit (équivalent du volume d’une petite boîte d’allumettes) d’aliments dont la bénédiction est Mezonot. La partie de ces aliments qui ne serait pas Mezonot ne rentre pas dans le compte du Kazayit. En conséquence, à Chavouot, où l’on a la coutume de manger des gâteaux au fromage, il faudra veiller à ce que la pâte du gâteau sans le fromage ait le volume suffisant.
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  • Bénédiction sur les autres boissons après le Kiddouch
  • La loi concernant la bénédiction sur les autres boissons pour celui qui a entendu la bénédiction du vin lors du Kiddouch ou qui a fait lui-même le Kiddouch est différente entre le Kiddouch sur le vin et le Kiddouch sur le jus de raisin, comme il sera expliqué ci-dessous.
  • Lorsque le Kiddouch est fait sur le vin, il y a trois situations avec des conséquences halakhiques différentes :
  • [a]. Celui qui a fait ou entendu le Kiddouch et a bu Mélo Lougmav (quantité remplissant une joue gonflée d’un côté soit 44ml pour une personne normale) : n'a pas besoin de faire de bénédiction sur les autres boissons qu'il boit par la suite, car la bénédiction du vin lors du Kiddouch exempte les autres boissons (uniquement dans le cas où il a bu la quantité de Mélo Lougmav)
  •  (שו"ע סי' קעד)
  • [b]. Celui qui a entendu le Kiddouch et a bu moins de Mélo Lougmav : dans le Biour Hala’ha (sur place), il y a un doute à ce sujet, et la racine du doute est de savoir si boire moins de la quantité de Mélo Lougmav exempte les autres boissons. Par conséquent, il est préférable de les exempter en disant la bénédiction "Chehakol" sur un type d’aliment dont la bénédiction est "Chehakol"[6], ou de s'acquitter de l'obligation par une autre personne qui n'a pas du tout goûté au vin et qui fera la bénédiction sur une autre boisson. Et s'il n'y a personne pour le faire et qu'il n'a pas de nourriture dont la bénédiction est Chehakol pour exempter les autres boissons, on boira sans bénédiction.
  • [c]. Celui qui a entendu le Kiddouch mais n’a pas du tout bu : doit faire les bénédictions sur les autres boissons qu'il va boire par la suite, car puisqu'il n'a pas du tout bu de vin, la bénédiction du vin qu'il a entendue lors du Kiddouch n'exempte pas les autres boissons.
  • Selon ce que nous avons expliqué, il y a lieu de se demander si une personne sait qu'il n'y aura personne d’autre pour l’exempter des autres bénédictions et s'il n'a aucun autre aliment avec la bénédiction de Chéhakol qui lui aurait permis d’exempter les boissons qu'il veut boire par la suite, si, puisqu’il est préférable de goûter la coupe (Pessa’him 106 et Choul’han Arou’h Orah Hayim Sayif 271 Sayif 14), il doit goûter même s'il entre dans un doute sur le fait de pouvoir ou non faire les bénédictions ensuite, ou s'il vaut mieux ne pas goûter du tout afin de ne pas entrer dans ce doute et faire la bénédiction sur une autre boisson ensuite.
  •  
  • Lorsque le Kiddouch est fait sur le jus de raisin :
  • La loi est la même pour celui qui a bu la quantité de Mélo Lougmav ou pour celui qui n'a bu qu'un peu, car même celui qui a fait le Kiddouch sur du jus de raisin et a bu la quantité complète de Mélo Lougmav devrait, de préférence, exempter les autres boissons en disant la bénédiction sur un aliment ou en trouvant quelqu'un d'autre pour le faire, puisqu'il y a un doute sur la loi de savoir si le jus de raisin est considéré comme étant aussi important que du vin en ce qui concerne la loi selon laquelle le vin exempte les autres boissons. [Et quand on a mis un quart de verre de vin dans du Jus de raisin, il est possible de s’appuyer sur l’avis selon lequel ce mélange est considéré comme du vin coupé (יין מזוג) et que tout celui qui en boit la quantité de Mélo Lougmav s’en acquitte].
  • Et s'il n'a personne pour le faire et qu'il n'a pas de nourriture pour l’exempter de la bénédiction, il boira les autres boissons sans bénédiction, que ce soit pour celui qui a bu la quantité de Mélo Lougmav ou pour celui qui n'a bu qu'un peu, puisque qu’en cas de doute, il ne faut pas faire de bénédiction.
  • Cependant, celui qui n'a pas du tout bu de jus de raisin doit évidemment faire la bénédiction sur les autres boissons, comme il a été expliqué ci-dessus.
  •  
  • Celui qui oublie Yaalé Veyavo lors du Birkat Hamazon de la fête de Chavouot
  • Celui qui oublie Yaalé Veyavo lors du Birkat Hamazon de la fête de Chavouot : un Ashkénaze devra recommencer le Birkat Hamazon, et les Sépharades ne recommenceront pas. Les femmes ne recommenceront pas dans tous les cas[7].
  • Et concernant un homme Ashkénaze qui doit recommencer, il faut distinguer entre deux cas :
  • [a]. S’il a fait le Kiddouch le matin après la prière et a mangé des aliments dont la bénédiction est Mezonot, il y a lieu de se demander s’il doit répéter la bénédiction. La raison en est que la base de la loi selon laquelle on doit répéter le Birkat Hamazon lorsqu’on oublie Yaalé Veyavo, est qu’il y a une obligation de repas pour le jour de fête qui impose de dire Yaalé Veyavo, et donc, il recommence lorsqu’il oublie de préciser Yaalé Veyavo. C’est pour cela que lorsqu’il a déjà mangé des Mezonot, il a alors rempli l’obligation du repas de la journée avec le repas des Mezonot et il s’avère que le repas de Motzi n’est pas une obligation, et il n’est alors pas obligé de répéter s’il oublie de mentionner Yaalé Veyavo, et en pratique, voir la note[8].
  • [b]. S’il n’a pas fait le Kiddouch le matin : il répètera le Birkat Hamazon
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  • Mets laitiers lors de la fête de Chavouot
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  • Repas laitier pour la fête de Chavouot
  • Concernant la coutume de manger des mets laitiers lors de la fête de Chavouot, il existe différentes coutumes, et la coutume la plus répandue est de manger immédiatement après la prière du matin un repas avec des mets laitiers, de faire une pause, puis de fixer un repas de viande. Certains ont l'habitude de manger un repas laitier la nuit sans manger de viande du tout, et chacun doit suivre la coutume de ses ancêtres.
  • Cependant, il semble que pour celui qui n'a pas de coutume établie en la matière, il est préférable de manger de la viande lors du repas du soir, car il y a une Mitsva de se réjouir durant Yom Tov même la nuit [comme cela sera expliqué], et de manger les mets laitiers le matin, comme mentionné ci-dessus, ou de les manger au début de soirée et de faire une interruption en mangeant et en buvant des aliments parvés ['Kinoua’h Vehadaha', et le rinçage de la bouche ne suffit pas[9]] puis en mangeant de la viande .

  • Il ne faut pas poser de difficultés à partir de ce qui est expliqué dans le Talmud Pessahim (70b) qu’il n’y a pas de Mitsva d’être joyeux le soir, ce qui entrainera qu'il n'y a pas d'obligation de manger de la viande lors du repas du soir. Car il semble que même s'il n'y a pas "d'obligation" d'apporter un sacrifice de réjouissance la nuit, il y a tout de même une obligation de se réjouir selon la Torah même la nuit et tout le sujet qu’il n’y a pas de réjouissance ne concerne que le "sacrifice de réjouissance" qu’il ne faut pas apporter ce soir-là (et la consommation de sa viande), et non l'obligation principale de se réjouir lors de Yom Tov, comme cela est démontré dans le Magen Avraham (Siman 546, Sayif Katan 4), et donc il y aura de toute façon un "accomplissement de Mitsva" en mangeant de la viande lors du repas du soir (comme cela sera expliqué ci-dessous).
  • De même, il semble qu'il y a un accomplissement de Mitsva en mangeant de la viande le soir selon ce que le Sha'agat Aryeh (Siman 68) a écrit, que toute la diminution de l'obligation de se réjouir la nuit de Yom Tov n'est que de la Torah, mais selon les Sages, il y a une obligation de se réjouir même la nuit. Il en ressort que selon lui, il y a aussi une Mitsva de manger de la viande la nuit en raison de l'obligation de se réjouir d’ordre rabbinique.
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  • Le fondement des choses pour soutenir l'opinion du Magen Avraham mentionné ci-dessus qu'il y a une obligation de se réjouir par la Torah même la nuit, vient du fait qu'il y a lieu de s'interroger sur le sujet principal du Talmud dans Pessahim (76a) où il est expliqué que  l’on diminuera la joie durant la nuit de Yom Tov, en comparant à ce qui est expliqué dans le Talmud (ibid. 108a) concernant celui qui boit quatre coupes de vin en une seule fois - "Rav a dit : il a rempli son obligation sur le vin, mais pas celle sur la liberté". Rashbam et Tossefot sur place, expliquent que "il a rempli son obligation sur le vin" signifie l’obligation d’être joyeux à Yom Tov. Il en ressort donc clairement qu'il y a une obligation de se réjouir la nuit de Yom Tov. Et apparemment, les deux textes se contredisent. Et nécessairement, il découle clairement de cela que toute la diminution de se réjouir rapportée dans le Talmud à la page 76a concerne seulement le fait qu’il n’y a pas d'obligation d'apporter les sacrifices de joie (Shalmé Simha), mais tous les autres aspects de la joie, en buvant du vin et autres, restent obligatoires même la nuit. Et puisqu'il est trouvé qu'il y a une obligation de se réjouir selon la Torah et donc il y a une obligation de boire du vin même lors du repas de la nuit, alors nécessairement il y a au moins aussi une Mitsva de manger de la viande, comme il est expliqué dans le Biour Hala’ha (Orah Hayim, Sayif 529) qu’à chaque fois que l’on voit qu’il y a une obligation de boire du vin, il y a une Mitsva de manger de la viande.
  •  
  • Il convient d’expliquer la raison de ceux qui mangent un repas lacté le soir, selon l’avis du  ‘Hazon Ish qui avait un doute quant à savoir si l’obligation d’être joyeux s’applique aussi bien le jour que la nuit, ou bien si être joyeux durant la journée dispense de cette obligation la nuit. Et puisqu’on mange de la viande durant la journée, cela est suffisant. Et bien qu’il ait été précisé à cet endroit concernant la consommation de vin, que l’idéal est d’en boire aussi bien le jour que la nuit, cela concerne spécifiquement l’obligation relative au vin, alors que la consommation de viande, qui n’est qu’une mitsva et non pas une obligation au sens strict, est plus souple.
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  • Bénédiction sur le gâteau au fromage
  • En ce qui concerne la bénédiction sur le gâteau au fromage, il faut distinguer plusieurs façons différentes de cuire le gâteau :
  • [a]. Lorsque la pâte est cuite avec le fromage : si la pâte a bon goût, qu'elle soit épaisse ou fine, on ne dit que "Mezonot" car le fromage est secondaire par rapport à la pâte qui a bon goût indépendamment du fromage.
  • [b]. Lorsque le fromage n'est pas cuit avec la pâte : si c'est un peu de fromage sur la pâte, il est annulé par la pâte et on dit Mezonot, si c'est beaucoup de fromage, il faut dire à la fois "Mezonot" et "Chehakol" (Michna Beroura Siman 168, Sayif Katan 45 et Siman 212 Sayif Katan 13).
  • [c]. Lorsque la pâte est fine en dessous et n'a pas bon goût et est faite seulement pour soutenir le fromage : on dit Chehakol.
  • [d]. Un gâteau préparé avec des aliments Mezonot sans cuisson (comme les gâteaux que l’on ne fait pas cuire au four où l’on met une couche de biscuits en bas, du fromage dessus, puis une autre couche de biscuits au-dessus du fromage et que l’on met au réfrigérateur ou au congélateur pendant quelques heures) est considéré comme un seul gâteau [comme s'il avait été cuit au four] et on ne dit que la bénédiction de Mezonot.
  •  
  • Bénédiction finale : il faut veiller à manger un Kazayit de pâte ou d’autres gâteaux pendant la durée de Kedei Achilat Pras, (mesure de temps d’au mieux 2 minutes, et a posteriori 4 minutes) afin de considérer avoir mangé Mezonot et faire la bénédiction finale en conséquence. S'il n'y a pas de Kazayit de céréales ou pâtes mangeables dans ce temps, le peu de céréales/pâtes complète le fromage qui est en quantité supérieure pour calculer le Kazayit consommable pendant la durée de Kedei Achilat Pras qui permet de dire la bénédiction finale de Bore Nefashot.
  •  
  • Bénédiction quand l’on mange un gâteau au fromage pendant un repas
  • Celui qui mange un gâteau au fromage pendant un repas de pain ne dit pas "Mezonot" (voir Biour Hala’ha, Siman 168 Sayif 8 « טעונים »). Celui qui veut faire au mieux peut dire au milieu du repas "Mezonot" sur des Cariotes, des Kaboukim (cacahuètes enrobées de biscuit) ou des Bislis, et exempter ainsi le gâteau au fromage.
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  • Réchauffer des produits laitiers sur la Plata de Chabbat
  • Si l'on veut réchauffer des aliments lactés sur la Plata de Chabbat, il est préférable de la recouvrir de papier d'aluminium.
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  • Cuisson de ‘Halotes dans un four à viande et consommation avec du lait
  • Il est permis de cuire des ‘Halotes parvées dans un four à viande (même s'il a été utilisé pour cuire de la viande dans les dernières 24 heures) et de les manger avec du lait, à condition qu'ils soient cuits dans un moule Parvé (comme un moule jetable, ou sur un plateau en mettant un papier de cuisson hermétique, etc.).
  •  

Questions/Réponses

  • Question : Si l’on a gouté [même si l’on a avalé] un plat contenant de la viande [rouge ou de poulet] afin d’en vérifier le goût, doit-on attendre six heures avant de consommer du lait ?
  • Réponse : Bien que celui qui mange ne serait-ce qu’un peu de viande ou un plat à base de viande doive attendre six heures [et les règles d’attente pendant Chavouot sont comme les autres jours de l’année (משנה ברורה סוף סימן תצד)], ici il n’y a pas besoin d’attendre car goûter n’est pas considéré comme manger (פרי חדש יורה דעה סימן פט). Cependant, si l’on a goûté directement de la viande elle-même, on devra attendre six heures.
  •  
  • Question : Est-il permis de cuire des gâteaux lactés sans signe distinctif indiquant qu’ils sont lactés ?
    Réponse : Il est interdit de cuire au four de la pâte contenant du lait sans que l’on voie qu’elle en contient de l’extérieur [et ce n’est permis que si l’on fait un "héker" – une modification/distinction de la forme du pain ou de la patisserie, ou que l’on en cuit en petite quantité – pour les Ashkénazes une quantité suffisante pour une journée entière, et pour les Sépharades une quantité suffisante pour un seul repas]. Toutefois, pour les gâteaux lactés, les bourekas au fromage, les beignets au fromage et autres desserts, cette interdiction ne s’applique pas, car il n’est pas d’usage de les manger avec de la viande [mais il faut faire attention à ne pas les consommer dans les six heures suivant la consommation de viande] (שו"ת מהרי"ט, cité dans פת"ש יורה דעה סימן צז ס"ק ג).
  •  
  • Lois de Yom Tov tombant la veille de Chabbat
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Porter des vêtements de Chabbat pendant les fêtes

  1. Ceux qui ont l’habitude de mettre des vêtements de Yom Tov particuliers, ne devront pas remplacer les vêtements de fête par des vêtements de Chabbat à l'entrée du Chabbat, car cela serait un manque de respect envers le Chabbat [en effet, les vêtements de fête sont plus importants que ceux du Chabbat, comme cela est tranché dans les lois de Yom Tov (סי' תקכט ס"א)]. Néanmoins, lors du Chabbat matin - ceux qui le souhaitent peuvent porter leurs vêtements de Chabbat.
  2.  

Allumage des bougies de Chabbat pendant Yom Tov

  • On allumera les bougies de Chabbat pendant Yom Tov en prenant comme source une flamme déjà allumée.

[S’il est difficile de le faire directement, il est possible d’allumer un feu intermédiaire comme une allumette que l’on laissera ensuite s’éteindre seule.]
Il est possible d’allumer à partir du moment appelé Plag Haminha jusqu’à l’entrée de Chabbat (Temps habituel d’allumage des bougies lors d’un Chabbat normal).

  • Certains sont scrupuleux de régler la minuterie de Chabbat afin, qu’au moment de l’allumage des bougies [ou à un autre moment où l’on utilise les bougies allumées, même pour un temps court], la lumière provenant de l’électricité soit éteinte afin que les bougies soient une vraie nécessité. Toutefois, la coutume répandue est de ne pas prêter attention à cela.
  • Concernant l'enlèvement de la mèche qui reste des bougies de Yom Tov pour préparer les bougies du Chabbat : bien que lors des autres fêtes, il soit permis d'enlever la mèche même avec sa main pour allumer les bougies du deuxième jour de Yom Tov, et la raison en est qu'il n'y a pas de restriction de Mouktze car l'allumage des bougies est considéré comme un besoin alimentaire (Ohel Nefesh), et il est permis de déplacer un objet Mouktze pour les besoins alimentaires. [Cependant, de nos jours, que nous avons de la lumière provenant de l’électricité, il n'est pas si évident que cela soit considéré comme une nécessité pour l’alimentation.]
  • Toutefois, dans notre cas, où enlever la mèche est fait uniquement pour les besoins du Chabbat, nous n'avons pas, de toute façon, trouvé qu'il était permis de déplacer un objet pour cet usage (ביצה ד.).
  • Par conséquent, il faut la retirer avec une cuillère ou une fourchette ou quelque chose de similaire.
    Il reste préférable d'ajouter de l'huile et une nouvelle mèche aux récipients des bougies sans enlever l'ancienne mèche [pour tenir compte de l'opinion du Choulhan Aroukh Harav, Sayif 308 et du Hazon Ish, Sayif 47, qui considèrent que l'enlèvement à l'aide d'une cuillère ou d'une fourchette n'est pas considéré comme un déplacement inhabituel].
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  • Lois de Kabalat Chabbat (accueil du Chabbat)
  • La coutume dans le monde Ashkénaze, lorsque Chabbat tombe après un jour de fêtes est de faire uniquement Mizmor Chir LeYom HaChabbat, Hashem Meleh, sans Lehou Neranena ni Bame Madlikin, et il y a aussi d’autres coutumes à ce sujet. (עי' מט"א סי' תרא סע' יא).
  • Il est aussi de coutume de dire Chalom Ale’hem à table comme d’habitude [sauf si l’on a une autre coutume].
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  • Les lois de préparation du Sefer Torah, de pliage de Talit, de rangement de sa maison et de lavage de vaisselles pendant Yom Tov pour Chabbat sont expliquées ci-dessus au sein de la section sur les lois concernant Erouv Tavshilin car ces lois en dépendent.
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Sujets divers

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  • Usage de disposer des herbes et plantes dans la maison et à la synagogue
  • Certains ont la coutume [principalement dans les communautés hassidiques et sépharades] de disposer des herbes et des plantes dans la maison et la synagogue (רמ"א סימן תצד סעיף ג), mais d’autres n’ont pas cette coutume (משנה ברורה sur place ס"ק י בשם הגר"א, ערוך השולחן שם סעיף ז).
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  • Seouda Chlichit lors de Yom Tov
  • Le Choulhan Aroukh (Siman 529 Sayif 1) écrit que nous n’avons pas la coutume de faire un troisième repas (Seouda Chlichit) lors d’un jour de fête [Le Hazon Ish avait l'habitude de suivre l'opinion de Rambam (voir Tour sur place) de manger un troisième repas lors d'une fête]. Cependant, il est bon de manger des fruits ou d'ajouter un plat particulier au repas du matin (Michna Beroura sur place Sayif Katan 13)[10].
  •  
  • Mitsva de rendre visite à son maître à notre époque
  • Nous avons appris dans le Talmud (Rosh Hashana 16b) : "Un homme a l’obligation de rendre visite à son maître lors des fêtes", et il est écrit dans les responsa Noda Biyehuda (תנינא או"ח סי' צד) que cette règle ne s'applique pas à notre époque. Cependant, il y a lieu de s'interroger à ce sujet à partir du Talmud (Soucca 10b, 26a) qui précise que cela s'applique également à notre époque, et ce point nécessite une clarification[11]. En effet, dans le Yaarot Dvash (Derush 12), il est écrit qu'au contraire, l'obligation de rendre visite à son maître est fondamentale à notre époque où le Temple est détruit.
  • Toutefois, la règle d’aller rendre visite à son maître ne s'applique qu’à son maître principal (« mouvak ») dont on a acquis la majorité de sa sagesse, et cela n'est pas très courant à notre époque puisque la majorité de l'étude vient du Talmud et des décisionnaires [le Gadol Hador a le même statut que son maître principal (« mouvak »)].

[1] Il existe plusieurs raisons pour lesquelles nous allumons les bougies généralement : Kavod Chabbat, Oneg Chabbat et Chalom Bait.

[2] Le Magen Avraham et d'autres Sages (Aharonim) sont divisés sur la question de savoir si une personne qui a mangé ou bu, dont le délai de digestion est passé, mais qui a dans l’intention de boire encore, doit refaire la première bénédiction.

Du point de vue de la Halakha, on ne récite pas une nouvelle bénédiction. C'est pourquoi nous avons écrit qu'il n'est pas nécessaire de réciter la bénédiction avant chaque boisson.

[3] Bénédictions du matin pour celui qui va dormir dans la journée sans avoir pu faire les bénédictions le jour

Il faut étudier plus en profondeur le cas d’un Ashkénaze qui ne peut pas dire les bénédictions du matin et qui n’a pas pu se faire acquitter par quelqu’un d’autre, dans le cas où il aura dormi la journée. En effet, même pour ceux qui disent qu’il faut faire les bénédictions uniquement après avoir dormi la nuit, il aurait été possible de dire que puisqu’il n’a pas dormi la nuit, son sommeil principal est celui du jour mais le sujet doit être approfondi.

[4] Règles pour un homme qui ne trouve pas quelqu’un pour l’acquitter des bénédictions qu’il ne peut pas faire lui même: Bénédictions de la Torah : Pour les bénédictions de la Torah – il devra avoir l’intention, dans « Ahava Raba » avant le Chema, de les acquitter [et l’écoute de la lecture de la Torah / de la Méguilat Ruth / ou la récitation du Pitoum HaKetoret à la fin de la prière sont considérées comme une étude après la bénédiction].

Pour « Elokai Néshama » – il devra avoir l’intention, dans la bénédiction de Me’hayé Hametim pendant la Amida, de l’acquitter.

[5] Concernant la coutume de la lecture de la Méguilat Ruth : la coutume répandue parmi les communautés lituaniennes est de la lire à partir d’un rouleau cachère écrit sur parchemin, avec bénédiction. Et s’il n’y a pas de rouleau cachère, on lit sans bénédiction. Les Sépharades n’ont pas l’habitude de lire la méguila pendant la prière, mais beaucoup ont l’usage de lire la méguila pendant la récitation du Tikoun de la nuit de Chavouot. Dans les communautés hassidiques, certains ont l’habitude que l’assemblée lise chacun pour soi à partir d’un ‘Houmach, avant la lecture de la Torah. Et certains n’ont pas du tout l’habitude de lire.

Temps de la lecture : ceux qui ont l’habitude de la lire pendant la prière, la liront avant la lecture de la Torah à Cha’harit. S’il n’y avait pas de méguila à Cha’harit, on peut la lire à Minha avec bénédiction (מע"ר שם). Et s’il est impossible de lire après Cha’harit, on peut la lire dès l’aube (et concernant la lecture pendant la nuit – voir שו"ת מהרש"ם ח"א סימן קנ"ח).

Même celui qui s’est déjà acquitté de la lecture de la Méguila peut acquitter d’autres et faire la bénédiction pour eux.

Sources : dans מסכת סופרים (chap. 14) il est expliqué qu’il faut lire avec bénédiction, ainsi c’est expliqué dans le דרכי משה סימן תצ et dans le מגן אברהם (sur place ס"ק ט). Ainsi est l’avis du Gaon de Vilana (voir מע"ר סימן קעה). Et dans le לבוש (sur place) et dans גר"א (dans מעשה רב sur place) il est expliqué qu’on fait même la bénédiction de שהחיינו.

Cependant, le רמ"א (sur place) a écrit qu’il faut lire sans bénédiction du tout, et il s’est longuement étendu sur cela dans le שו"ת הרמ"א סימן לה qu’il ne faut pas faire de bénédiction. C’est aussi l’avis du בית יוסף(סימן תקנט et ainsi a tranché le שולחן ערוך הרב סימן תצ סעיף יז.

[6] Le Biour Hala’ha (Siman 174 Sayif 2) écrit que l’on peut se rendre quitte de la bénédiction avec du sucre. Toutefois, il faut s’étonner car l’on fait la bénédiction du sucre "Chehakol" par incertitude (car il y a des avis qui disent que sa bénédiction est "Haetz" (Biour Hala’ha Siman 202 Sayif 15) à tel point que si l’on a fait la bénédiction "Haetz", il ne faudra refaire de bénédiction). Dans ce cas, comment est-il possible de se rendre quitte d’une incertitude via une incertitude ? Et il semblerait qu’il vaut mieux s’acquitter en prenant un bonbon par exemple.

[7] בני ספרד - עי' שו"ע קפח ס"ו, כה"ח שם סקכ"ד. נשים – עי' שו"ת רעק"א קמא א

[8] Dans les faits, il est préférable à priori de procéder ainsi : il retournera faire Netilat Yadayim, mangera un volume de Kazayit ou de Kabetsa de pain et récitera ensuite la bénédiction de Birkat Hamazon avec Yaalé Veyavo, et cela l’exemptera également ce qu’il aura mangé auparavant, et grâce à cela, il sortira du doute. Et s'il ne peut pas manger davantage, il ne recommencera pas le Birkat Hamazon pour réciter la bénédiction, puisqu’il y un doute qu’il ait déjà rempli l'obligation du repas de Yom Tov en mangeant les Mezonot, et l’on ne peut pas réciter de bénédiction quand on a doute. Toutefois, si le temps de digestion n'est pas encore passé depuis la consommation des Mezonot, il recommencera et récitera à nouveau Birkat Hamazon, car la raison de l’exemption de Birkat Hamazon est à cause du doute que peut-être il a déjà rempli l’obligation de repas de Yom Tov en mangeant les Mezonot, et selon ce doute, il est obligé de réciter Birkat Hamazon sur les Mezonot qu'il n'a pas encore béni avec Birkat Hamazon, mais seulement avec Al Hamichya, et il est donc obligé de réciter Birkat Hamazon .

[9] Tel est l'opinion du Michna Beroura (סי' תצד ס"ק טז), qui écrit qu’il est possible de manger des produits laitiers et ensuite de consommer de la viande avec une pause en mangeant entre les deux, mais certains sont stricts (ב"י יו"ד סי' פט עפ"י הזוהר) en demandant de faire Birkat Hamazon entre les deux.

[10] Même si le Chabbat on ne doit pas manger le troisième repas (Séouda Chlichit) avant midi (סי' רצ"א ס"ב), étant donné que selon la loi stricte il n’y a pas d’obligation de faire un troisième repas lors d'une fête (Yom Tov) on s'appuie sur cela (עי' משנ"ב סי' תמד ס"ק ח).

[11] Il est possible de résoudre cette contradiction en disant que même s’il n’y a pas d’obligation, cela reste une Mitsva de le faire